OCDE : Robotique agricole
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Étude normes et procédures
Les Codes des tracteurs de l’OCDE ont été lancés en 1959 dans le but d’établir des règles communes et disposer des mêmes protocoles et procédures de sécurité. L’OCDE étudie actuellement la possibilité d’élaborer des normes et des procédures d’essai pour certifier les véhicules autonomes dans l’agriculture. La technologie évoluant très vite, de plus en plus d’entreprises développent ces types de véhicules. L’enjeu est de garantir leur efficacité et leur sécurité. Cependant, il manque des règles claires et communes pour mettre ces véhicules sur les marchés en toute sécurité. L’OCDE collabore avec ses pays membres et toutes les parties prenantes pour élaborer un ensemble mondial de règles et réglementations susceptibles de faciliter la commercialisation de ces équipements agricoles d’un nouveau type.
C’est ainsi que le projet de protocole d’essais pour les véhicules autonomes en agriculture a été élaboré. L’objectif est de développer des tests en laboratoire indoor/outdoor répétables et reproductibles et d’explorer la faisabilité de développer un protocole commun d’essais axé sur : « Performance des systèmes impliqués dans la sécurité des véhicules agricoles tout-terrain autonomes ». En collaboration avec INRAE, l’objectif de l’OCDE est de proposer dans le futur des règles et des protocoles de base que tous les pays membres pourront suivre et garantir ainsi une concurrence équitable.
Les travaux peuvent également aider à identifier les problèmes qui entravent le développement et l’utilisation de ces nouvelles technologies. Le protocole d’essai peut s’appuyer sur des travaux déjà développés par d’autres instituts/organisations et pourra orienter les discussions entre les pays membres de l’OCDE. Ce sujet qui est particulièrement d’actualité, et aussi au coeur des nombreuses préoccupations du MASA qui a prévu une enquête spécifique en 2023 principalement pour recenser les équipements.
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Projet CoForMO : étude de faisabilité pour l’utilisation d’un outil mobile de collecte et centralisation de données
L’AFD a été sollicitée pour appuyer la Communauté Forestière du Moyen- Ouémé (CoForMO) au Bénin, sur un projet financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) portant sur l’évaluation de la pertinence et la faisabilité de l’utilisation des outils mobiles de collecte et de centralisation de données pour améliorer le dispositif de suivi.
En effet, dans le cadre de ce projet, à partir d’inventaires de la CoForMO, le Laboratoire d’Études Biologiques (LEB) et l’Institut National de Recherche Agronomique du Bénin (INRAB) ont des besoins en acquisition de données et en visualisation pour leurs actions de terrain. Les données à collecter concernent entre autres :
- la position géographique des exploitations agricoles familiales recensées dans les séries agroforestières de la forêt sous aménagement ;
- les coordonnées et autres caractéristiques de l’exploitant agricole1 et du propriétaire foncier des parcelles recensées ;
- les placettes permanentes où des mesures annuelles devront être faites ;
- les couloirs de transhumance et des lieux de parcage matérialisés dans chaque forêt ;
- les limites des espaces naturels à biodiversité exceptionnelle pour la conception de zone de protection intégrale ;
- les limites de plantations en plein réalisées dans les zones dégradées des forêts.
Pour être analysées de façon optimale, ces informations collectées sur le terrain devraient être régulièrement intégrées à un serveur central disposant de technologies capables de diffuser des flux de données afin que l’ensemble des partenaires travaillent sur les mêmes référentiels.
Au vu des spécificités des données à collecter (surtout cartographiques, quantitatives, environnementales, longitudinales, etc.), l’outil numérique devait faciliter une saisie adaptée au protocole de suivi et être synchronisable avec un système central mais aussi financièrement accessible. Lors de la mission de support au projet REDD+ de la Mé en Côte d’Ivoire (2016-2019), l’AFD avait précédemment pu expérimenter avec succès l’outil GeoPoppy, à la fois carnet de terrain et serveur cartographique conçu par Julien Ancelin.
Pour la CoForMO au Bénin, Julien Ancelin (DSLP, INRAE) avait été mandaté auprès de Claire Zanuso (AFD, dpt EVA) avec le soutien financier du FFEM et la plateforme DAEM (Développement de l’Accès à l’Énergie Moderne) de la Banque Mondiale.
Sa mission s’est déroulée du 5 au 12 janvier 2019.
Elle avait pour but d’étudier la faisabilité de la mise en place d’un tel outil sur le terrain.
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Support to the development of the European Soil Condition Assessment – Soil erosion
Soutien au développement de l’évaluation européenne de l’état des sols – Érosion des sols
L’étude « Soutien au développement de l’évaluation européenne de l’état des sols » était dédiée à l’impact de l’érosion des sols sur les activités humaines et les écosystèmes. Elle prenait la forme d’un document intitulé « Principaux faits sur le rôle, l’impact et l’étendue de l’érosion des sols », énumérant des faits-clefs — et scientifiquement validés — sur l’érosion des sols en Europe. Elle a été réalisée au profit de l’Agence européenne de l’environnement (EEA). Les recherches ont été effectuées pour le continent européen, puis, séquentiellement, pour chacun des pays de l’Union européenne, avec des références bibliographiques collectées à l’aide de Web of Science et pour période de publication 2019-2023.
L’étude informe qu’actuellement, environ 25 % des terres de l’Union européenne ont des taux d’érosion des sols supérieurs au seuil durable recommandé et plus de 6 % des terres agricoles souffrent d’une érosion sévère. L’estimation du taux d’érosion moyen pour le long terme a diminué de 0,4 % entre 2010 et 2016. Cette baisse de 0,4 % en 6 ans est très inférieure à celle estimée pour la période 2000-2010 (9 %). Cela signifie donc que les efforts pour atténuer l’érosion des sols doivent être renforcés par des mesures plus respectueuses de l’environnement et qu’il faut mieux cibler les zones à haut risque d’érosion.
Selon le scénario de changement climatique, une augmentation de 13 % à 22 % du taux moyen d’érosion des sols dans l’UE est estimée, passant de 3,1 t/ha/an en 2016 à environ 3,6 t/ha/an. L’atténuation efficace des futures pertes de sol nécessite ainsi des mesures politiques de conservation sur au moins 50 % des terres agricoles ayant des taux d’érosion supérieurs à 5 t/ha/an.
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GoLFor-DEEPN : Gouvernance Locale des Forêts
Développement, Environnement et Économie Politique au Népal
Le projet GoLFor-DEEPN* ambitionne d’évaluer, à l’échelle du Népal, les effets de la décentralisation de la gestion forestière du département des forêts vers le niveau local sur trois points : (1) le couvert forestier, (2) l’action collective au sein des villages et (3) le fonctionnement du système politique local. Après des décennies de déforestation pour les activités agricoles et le bois de chauffage, le couvert forestier s’est légèrement amélioré au cours des 20 dernières années. Aucune étude de grande ampleur n’en analyse précisément les causes et encore moins les conséquences.
François Libois, de l’École d’Économie de Paris coordonnait le projet interdisciplinaire GoLFor-DEEPN, programme de recherche mené en collaboration avec le CNRS, et articulé autour de trois axes : l’axe géographie humaine piloté par Olivia Aubriot (CNRS, CESAH), l’axe télédétection piloté par Nicolas Delbart (U Paris- Cité) et l’axe économie piloté François Libois (INRAE, PSE). Ce projet avait été doté de 189 k € par l’ANR, et dans la période initiale, 2018-2021, de 50 K € par UK AID dans le cadre du programme « Economic Development and Institutions ».
Il s’agissait de quantifier la contribution des groupements à la stabilisation du couvert forestier népalais, de mettre en avant les mécanismes sous-jacents et de discuter les effets distributionnels attendus, en termes de niveaux de vie dans les villages mais aussi des pouvoirs locaux. Le projet GoLFor-DEEPN se structure alors autour de cinq hypothèses testables :
a) Rendre la gestion des forêts à leurs utilisateurs augmente-t-il le couvert forestier ?
b) La création de groupements a-telle des effets négatifs sur les zones adjacentes ? Augmente-t-elle la probabilité de l’émergence d’une action collective dans les forêts et villages voisins ?
c) Les restrictions d’usage imposées par les groupements d’usagers augmentent-elles l’adoption d’énergies de substitution et de nouvelles technologies parmi les villageois vivant à proximité des zones nouvellement gérées au niveau local ?
d) Le type de biens publics fournis est-il fonction des inégalités au sein des groupements et des villages ?
e) La gestion locale d’une ressource, dans un système où le comité exécutif est élu, peut-elle être vue comme une forme de proto-démocratie qui aide à sélectionner les dirigeants lors d’élections au niveau supérieur ?
Les premiers résultats montrent que la foresterie communautaire a bien contribué au boisement des zones d’altitude du Népal et discute les mécanismes derrière leur action : fermeture des forêts au pâturage, plantation mais aussi et surtout, accès facilité à des substituts au bois comme énergie pour la cuisine.
Outre ces résultats scientifiques, une grande collecte de données a pu avoir lieu sur plus de 3 000 groupements d’usagers de la forêt, offrant une cartographie détaillée et digitalisée qui n’existait pas auparavant.
Pour en savoir plus : le Policy Brief de Paris School of Economics, en partenariat avec INRAE
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P3A : Programme d’Appui à la mise en oeuvre de l’Accord d’Association
Renforcement des capacités mise-en-oeuvre de la stratégie
forestière par la DFG
Depuis 2004, la Commission européenne a lancé une initiative de jumelages visant à aider certains États indépendants de l’Europe orientale ou de la région méditerranéenne, tel l’Algérie, qui recèle un patrimoine forestier estimé à 4.100.000 ha dont 1.700.000 ha de forêts. Mais bien que ce patrimoine offre à la société une extraordinaire diversité de biens et services, il subit, par endroit, une dégradation liée à des pressions anthropiques sans cesse croissantes, conjuguées aux effets du changement climatique. La Direction Générale des Forêts (DGF) est, de par ses missions de préservation, de promotion et de valorisation de ce riche patrimoine, résolument engagée dans une démarche de développement durable conformément à l’agenda 2030 de l’ONU. Ainsi, les objectifs de la Stratégie Nationale Forestière à l’horizon 2035 ont été définis en vue de servir les besoins environnementaux,sociaux et économiques du pays.
Instrument de coopération administrative, le jumelage institutionnel permet aux pays bénéficiaires de disposer de l’expertise des pays membres de l’UE dans des domaines variés. Sur les 6 conventions entre la France et l’Algérie, ce contrat de jumelage n° DZ 17 ENI AG 01 19, signé le 18 février 2020 et doté de 1 370 k €, s’inscrit dans le cadre du P3A (Programme d’Appui à la mise en oeuvre de l’Accord d’Association) entre l’Algérie et l’Union européenne. En lien avec la Direction de la protection des végétaux & des Contrôles Techniques (DPVCT) dépendant du MADR, un consortium franco-italien a été constitué avec les ministères de l’agriculture : le MASA français, le MiPAAFT italien et l’agence suédoise de la forêt (Skogsstyrelsen), Plusieurs EPST et organismes algériens dont l’INRAA étaient également impliqués.
Agronome spécialiste des systèmes agroforestiers tempérés à l’UMR ABsys, et président de l’IUAF, Christian Dupraz a participé à ce projet. L’objectif est de soutenir le secteur forestier algérien en apportant à la DGF un appui technique renforçant ses capacités organisationnelles et opérationnelles. Elle pourrait ainsi assurer la mise en oeuvre efficace de sa Stratégie Nationale Forestière telle que déclinée dans son dépliant. Le projet, mobilisant 50 experts européens qui effectueront 96 missions d’expertise comporte 4 volets : (1) définition et mise en place d’une stratégie de valorisation du patrimoine et des produits forestiers, (2) renforcement des capacités de l’Administration forestière en matière de pilotage stratégique et d’efficacité opérationnelle (3) définition et mise en place d’une politique d’amélioration continue des compétences et (4) amélioration de la mise en oeuvre des cadres stratégiques et de la gestion des conventions internationales.
Ces 4 volets accomplis, une stratégie de valorisation du patrimoine et des produits forestiers a ainsi été définie, promue et diffusée.
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Étude Banque Mondiale sur la méthode MRV élevage (Monitoring-Reporting–Verification)
Cas d’étude et ateliers régionaux
La Banque mondiale a confié à INRAE en 2020 une étude intitulée « Étude MRV pour une réduction des émissions de GES liées à l’élevage en lien avec une réduction de la déforestation ». L’étude s’est appuyée sur l’hypothèse que la promotion de certaines pratiques d’élevage intensif peut permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et en parallèle réduire la demande en terre, à condition que des mesures soient mises en oeuvre pour la protection des forêts ou pour développer des systèmes intégrés tels que l’agroforesterie ou les systèmes mixtes polyculture-élevage. Le thème central de l’étude est ainsi le développement de méthodes de suivi, reportage et vérification des émissions de GES qui analyse ces émissions et les changements sur la déforestation, la dégradation des forêts ou l’usage des terres. L’étude réalisée par le consortium INRAE-CIRAD était destinée à poser les bases conceptuelles de cette méthode MRV qui dans une phase opérationnelle devra être soumise à une structure de certification pour approbation. Trois cas d’étude représentant une diversité de systèmes de production, de potentiel d’intensification de dynamiques de modification d’usage des terres et d’environnement de politiques publiques ont été sélectionnés au Brésil, au Sénégal et au Viêt Nam. Pour ces 3 cas d’étude des webinaires et la mobilisation d ‘experts régionaux et de parties prenantes ont été discutés et documentés.
La méthode proposée après différents échanges et retours par l’équipe-projet BM s’est focalisée sur les émissions nettes (en CO2 équivalent) pendant la phase opérationnelle d’un projet climat finançant l’élevage. Une clarification sur le périmètre de la méthode qui doit être basée à l’échelle d’un pays ou d’une région. Ceci permet de s’adresser à un secteur entier de l’élevage incluant les spécificités, les chaines de valeur des régions/pays considérés. Dans ce cas une méthode opérationnelle MRV permettrait de porter des projets finance verte par la BM.
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COSTEA – REUT : Réutilisation des eaux usées traitées
La Réutilisation des Eaux Usées Traitées (REUT) englobe divers projets qui suscitent beaucoup d’espoirs dans les pays du sud, surtout en agriculture. Début 2021, l’IME (Institut méditerranéen de l’Eau) a initié la coordination internationale du projet sur six chantiers : Algérie, Bolivie, Maroc, Palestine, Sénégal et Tunisie. Financé par l’Agence RMC et l’AFD dans le cadre de son programme Adapt’ Action, le projet a été lancé en janvier 2019 pour une durée de 12 mois et associe la Société du Canal de Provence (SCP) et la Société des eaux de Marseille (SEM) avec l’appui de divers organismes locaux.
Pour la Tunisie, tandis que les GDA, supervisés par la DGGREE locale, lançaient une dynamique de modernisation des périmètres irrigués, des études de faisabilité REUT avec diagnostic multifactoriel complet et déploiement de projets pilotes étaient réalisées pour le compte de l’IME, sous le pilotage de l’Office national de l’assainissement de Tunisie (ONAS) dont la REUT est l’un de ses 6 grands thèmes de R&D.
Plusieurs visites ont permis de choisir les sites de Sousse-sud et de Mahdia pour la mise en place du pilote intégré de REUT en agriculture.
Après le montage financier, il inclut : (1) la conception du système d’irrigation à la parcelle ; (2) l’expertise agronomique et choix de cultures ; (3) les études d’exécution de tous les ouvrages hydrauliques ; et (4) le schéma de gestion sociale de l’eau.
Ce projet, mené en concertation avec les acteurs de l’assainissement et ceux de l’agriculture, vise à amener des résultats exploitables pour faire progresser la filière REUSE tunisienne dans son ensemble. En effet, en 2021, la majorité des projets se déroulait au Maroc, en milieu rural, et ciblait l’accès à l’eau potable. En ce qui concerne les actions financées au Liban, en Palestine et en Tunisie, elles sont quasiment toutes des coopérations décentralisées structurées sur le long terme, impliquant des échanges de savoirs et de compétences, comme en disposent certaines associations françaises.
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