Marie-Laure Acolas – Chercheuse en biologie de la conservation. Unité écosystèmes aquatiques et changements globaux (EABX) à INRAE Bordeaux (témoignage issu du dossier « Le pôle « recherche et développement » MIAME : la science en appui à la gestion des poissons migrateurs amphihalins » – 2025)

Je suis chercheuse au sein de l’unité EABX, qui a intégré le pôle MIAME à la création d’INRAE en 2020. Nous intervenons en tant qu’experts des migrateurs amphihalins sur le suivi et la compréhension des populations, leur répartition, leurs habitats et les effets des facteurs anthropiques et environnementaux. Nous apportons un bilan des connaissances scientifiques sur ces espèces pour accompagner les décideurs publics, ainsi qu’une contribution aux rapportages réglementaires européens. Je coordonne notamment des projets de recherche sur l’esturgeon européen, dont la pêche n’est pas soumise à la gouvernance des COGEPOMI. Depuis la maîtrise de la reproduction de l’esturgeon il y a 15 ans, on observe aujourd’hui des esturgeons issus de programmes de repeuplement remonter dans les estuaires. La reproduction en conditions naturelles qui pourrait en découler est très attendue pour que la réintroduction de l’esturgeon en France soit scientifiquement possible. Mieux connaître pour mieux protéger, c’est notre objectif pour que les migrateurs amphihalins ne tombent pas dans l’oubli.

Découvrez notre dossier thématique

Le pôle « recherche et développement » MIAME : la science en appui à la gestion des poissons migrateurs amphihalins

Le pôle recherche et développement MIAME a été créé en 2013 par l’Office français de la Biodiversité (OFB, à l’époque Onema) et INRAE (à l’époque INRA) afin d’appuyer les ministères dans leurs politiques de gestion des poissons migrateurs amphihalins. Ce dossier présente les enjeux de la protection de ces espèces ainsi qu’une revue de leurs politiques de gestion. Il présente ensuite une sélection des récentes productions scientifiques et actions d’appui aux politiques publiques du pôle MIAME, essentiellement tirée du numéro spécial de la revue Science, Eaux et Territoires (2025) sur les activités du pôle.

Une question ? Contactez-nousUne question ? Contactez-nous