Moustiques et Arbovirus : Surveillance et action Collective en Auvergne-Rhône-Alpes

L’objectif du projet RESEDAPP – Réseau de Surveillance Entomologique et Détection précoce d’Arbovirus en appui aux Politiques Publiques – était d’engager un dialogue entre les chercheurs, les collectivités et les citoyens autour des enjeux liés aux moustiques, comme les nuisances et la transmission de virus. Pour cela, MOUS’TEAM, une expérience de science participative, a permis de dresser une carte du risque vectoriel en région lyonnaise basée sur la collecte de moustiques par 70 volontaires ; mais également d’évaluer la perception du risque par les citoyens et leur niveau de connaissances des enjeux de santé liés aux moustiques vecteurs.

En parallèle, des actions ont été mises en place sur le terrain pour détecter localement les espèces vectrices et les arbovirus circulants et au laboratoire pour mesurer le potentiel de transmission des moustiques de la région lyonnaise.

Devant l’intérêt et la portée du projet RESEDAPP et de son volet citoyen MOUS’TEAM, le projet MASCARA – Moustiques et Arbovirus : Surveillance et action Collective en Auvergne-Rhône-Alpes – prolonge RESEDAPP en fédérant de nouveaux acteurs pour mobiliser aujourd’hui 17 partenaires en région Auvergne-Rhône-Alpes, de la recherche aux collectivités territoriales et acteurs de la santé publique. L’enjeu de MASCARA est de mieux comprendre, anticiper et prédire l’émergence d’arbovirus transmis par les moustiques à l’échelle de la région AURA.

Des données de terrain pour détecter et anticiper les risques d’émergence

L’acquisition de données épidémiologiques clés autour des cas humains d’arbovirose, la découverte de nouveaux pathogènes circulants, ainsi qu’une meilleure connaissance des espèces de moustiques locales, de leur dynamique de population et de leur capacité de transmission permettent de mieux prévenir l’émergence de maladies infectieuses vectorielles.

Le réseau collaboratif MASCARA a notamment détecté des moustiques-tigres infectés par le virus de la dengue en France hexagonale grâce à la récupération de pièges à moustiques citoyens au sein de foyers de transmission autochtones. Il a également permis la détection de moustiques-tigres infectés par le virus chikungunya, ainsi que d’autres espèces vectrices moins connues et porteuses de pathogènes jamais détectés sur le territoire français.

Parallèlement, ces projets ouvrent le dialogue entre chercheurs, acteurs de la santé publique et citoyens notamment autour de messages de sensibilisation et de prévention pour lutter contre les moustiques et les maladies vectorielles associées.

Un réseau territorial au service des politiques de prévention nationales

Le réseau MASCARA s’inscrit désormais dans le projet PEPR Prezode INSTEAD, qui développe une surveillance intégrée des arbovirus zoonotiques transmis par les moustiques à grande échelle en France sur différents compartiments biologiques (moustiques, oiseaux, mammifères domestiques et sauvages, environnement).

Des actions (collectes de moustiques, ateliers, workshops, actions de sensibilisation, …) ciblées dans les zones surveillées et l’élaboration de fiches-actions en lien avec les collectivités se poursuivent pour contribuer directement à l’amélioration des politiques de santé publique.

Partenaires : Santé publique France, EID Rhône-Alpes, Agence Régionale de Santé RA, Métropôle de Lyon, Agence Phare, OFB, Parc de la Tête d’Or, Parc des Oiseaux, Ville de Lyon, HCL, Fondation Vérots, IRBA, Lyon 2, VetAgroSup

Unités INRAE : UMR IVPC, UMR ZEN/LNR, UMR BIPAR, UMR Virologie, UMR EPIA, UMR TETIS, UMR BIOEPAR

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