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Entre les années 1960 et 1990, le drainage agricole s’est intensifié en France : aujourd’hui, 2,8 millions d’hectares sont drainés, soit environ 20% des surfaces en grandes cultures. Si ces aménagements ont permis des gains de production significatifs, ils ont aussi accéléré le transfert des polluants vers les cours d’eau — jusqu’à 15-20% de l’azote appliqué peut s’y retrouver.
Pour gérer cette pollution, les chercheurs d’INRAE ont une réponse inspirée de la nature.
Depuis plus de 20 ans, Julien Tournebize, hydrologue, et son équipe développent des zones humides « artificielles » qui permettent
- Une autoépuration naturelle des eaux de drainage
- La réduction des transferts de nitrates et de produits phytopharmaceutiques vers les milieux aquatiques
- Une complémentarité avec les changements de pratiques agricoles (réduction des intrants)
Ces Solutions fondées sur la Nature (SfN) constituent une approche prometteuse pour réconcilier production agricole et préservation des ressources en eau — au cœur des enjeux de la transition agroécologique.
Découvrez le témoignage de Julien Tournebize dans une nouvelle vidéo de notre collection Appui aux Politiques Publiques :
En savoir plus :
Rémy Ballot présente ici une application web, Cocklic’eau, qui permet de concevoir des scénarios de transition vers des systèmes agronomiques durables sur les aires d’alimentation de captage d’eau potable.
Copyright : Inrae








